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Project Overseas, Sharing Leadership Worldwide: Projet Outre-mer 2008 : le Burkina Faso

Christiane Lefebvre Bollinger

7 juillet 2008, départ d’Ottawa pour le Burkin Faso en Afrique de l’Ouest, surnommé le « Pays des hommes intègres ». Nous étions trois femmes et un homme venus de quatre provinces différentes. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois au stage d’orientation organisé par la Fédération canadienne des enseignants et des enseignantes (FCE) du 3 au 6 juillet. Nous avions communiqué depuis le mois de février par courriels et par téléconférences. Quel bonheur de pouvoir enfin mettre un visage sur ces voix aux accents différents.

C’est un long voyage qui se termine à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Cette ville de plus d’un million d’habitants mérite bien son appellation de « Ouaga deux roues ». En effet, la majorité de ses citoyens circule à vélomoteur. Chaleur, poussière et couleurs sont au rendez-vous. Ce sont les vacances d’été et il y a beaucoup de jeunes enfants dans les rues qui quêtent, qui vendent des paquets de papiers mouchoirs ou des arachides pour se faire des sous. Les revendeurs sont partout.

Notre hôtel est confortable et climatisé. Je partage une chambre avec Lee. Les sanitaires sont adéquats. La nourriture est bonne même si nous devons protéger notre petit déjeuner contre les mouches plus qu’envahissantes. Je comprends maintenant pourquoi on mange le soir après le coucher du soleil.

Avec nos collègues burkinabés du SNESS et du SNEAB, les deux organisations syndicales qui sont nos hôtes, nous préparons les deux semaines de formation pour 130 enseignants qui se préparent à un concours important pour leur avenir. Quatre matières sont au programme : français et mathématique pour le primaire, anglais pour le secondaire et pédagogie générale pour tous. Nous travaillerons au Lycée Zinda qui, belle surprise, a de la climatisation dans la grande salle. Mais, Audrey devra travailler dehors avec son groupe de français, car on ne lui a pas trouvé de local. Michel et Lee auront à leur disposition un petit local où il y aura moins de bruit. Je reste dans la grande salle puisque je travaille la pédagogie générale avec le grand groupe, mais je devrai utiliser un micro qui ne fonctionne pas toujours très bien.
Dehors, il fait 32 °C et cela semble encore plus chaud à cause de l’humidité.

Il n’y a pas de tableau. Nous devrons donc utiliser du papier brun collé sur un mur ou attaché à un chevalet. Heureusement, nous sommes bien équipés pour faire face à la situation. Nous avons de grandes feuilles lignées et quadrillées laminées et des marqueurs effaçables.

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